Toujours à propos des tarifs-plafonds !
Les tarifs-plafonds associés à la très probable obligation de signer un CPOM vont entraîner une transformation du financement des établissements médico-sociaux et notamment celui des ESAT : forfaitisation aveugle du coût à la place, impossibilité d’introduire des recours, accentuation des difficultés financières qui concerne déjà 30 à 40 % des ESAT (du fait de l’insuffisance des financements publics depuis de nombreuses années).
La quasi-totalité des associations et fédérations nationales (UNAPAI, UNIOPSS, FEHAP, APF, ANDICAT) ont exprimé fermement leur désaccord sur les tarifs-plafonds et souhaite d’autre part, que les CPOM soient laissés au libre-arbitre des gestionnaires.
Nous devons malheureusement constater que nous n’avons pas été écoutés.
Il y aura peut-être quelques modulations pour les ESAT recevant certaines populations (IMC, autistes).
Par contre, même si les futurs tarifs-plafonds annoncés semblent supérieurs aux actuels tarifs moyens, cela ne signifie pas que les budgets actuels ne soient pas diminués : faut-il rappeler à une certaine fédération de notre secteur qui publie des communiqués saluant sa propre efficacité, qu’au final, le budget annuel, de l’ensemble des ESAT sera diminué de 10 millions d’euros ; il ne s’agit donc ni de stabilisations, ni d’acquis positifs, bien au contraire !
ANDICAT continuera à oeuvrer, avec d’autres associations et fédérations sérieuses, afin que les personnes handicapées soient accueillies dignement dans les ESAT.
Elle s’engage également à accompagner, au moyen d’expertises juridiques et de sessions de formation, les directeurs et cadres dans le tournant pris par les pouvoirs publics.
Gérard ZRIBI
Président d’ANDICAT
